ÉditorialJuillet

L’éditorial

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par Sylvain Lessard

Les vacances sont terminées! La PCU achève, plusieurs entreprises redémarrent, le gouvernement engage des milliers de travailleurs pour les CHSLD… Le temps des cigales est terminé!

Chacun d’entre nous devons retourner au champ, au travail, telles les abeilles et les fourmis! Maintenant que le principe de la mondialisation est révolu, achetons localement. Avez-vous déjà vu une abeille acheter du pollen sur Amazon pour butiner? Alors pourquoi acheter les aliments de première nécessité à l’extérieur? Est-ce en raison du goût? De la qualité? De l’expérience d’achat? Du coût? Est-ce que les fourmis importent leur alimentation pour nourrir leur colonie? Pourquoi est-ce que l’humain le fait autant? Je comprends, il n’y a pas de bananiers en Gaspésie. Oui je sais, les cafetiers poussent dans les zones tropicales. Je me rappelle aussi que les fraises ont beaucoup de difficulté à croître en hiver au Québec.

Quelques idées d’amélioration alimentaires québécoises:

•Nos surplus énergétiques que nous vendons à rabais à nos voisins, aux industries énergivores et achetons à gros prix des producteurs éoliens et des petites centrales pourraient être utilisées par nos producteurs de fruits et légumes afin de produire à l’année certain de nos aliments. Pourquoi les priver de ce privilège? Nous devons être encore plus actifs et productifs. Construisons des serres et des entrepôts de production de laitues, de fraises, de concombres, de guyabano, chauffés à la biomasse avec un éclairage électrique! Nous pourrions accélérer le développement de plusieurs secteurs névralgiques en même temps.

•Nous importons plus de poissons que l’on en pêche localement, même si l’Est du Québec possède de profondes racines de pêcheurs… Près de 1 poisson sur 2 provient de l’aquaculture, mais pas au Québec! Pourtant, nous avons l’espace, l’eau, la main d’œuvre. Il faut en moyenne 7 ans pour obtenir toutes les autorisations de la mise en place d’une pisciculture. Il n’y a ucune politique nationale dans ce domaine au Québec. Nos voisins sont plus rapides, plus efficaces et nous, nous leur achetons le poisson…

•Les surplus de lait devraient être transformés en fromage à vieillir dans des caves d’affinage et nous devrions cesser d’ouvrir notre marché au lait d’ailleurs!

•Notre gouvernement pourrait instaurer une mesure fiscale pour favoriser l’agriculture soutenue par la communauté.

•Plus de jardins communautaires ou collectifs, de vergers et de poules pondeuses.

Et au lieu de vouloir sauver l’économie à tout prix, sauvons les abeilles: en plus de donner du miel elles permettent aux fleurs de se développer en fruits!

Les centres jardin, les pépinières et toutes les entreprises du secteur ont été pris d’assaut ces dernières semaines par des hordes d’humains en quête de jardinage, pillant au passage les semences, les sacs de terre, les plants, les boutures, les pelles et les râteaux! Tant mieux pour eux!

Aux faux citoyens! Labourons!

Remerciements à notre correctrice, Maria Wallart

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