Novembre 2013Place aux lecteurs

De l’entraide et de la douceur pour les uns et les autres

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Place aux lecteurs
par France Vézina

Ce nouveau service de massothérapie à Saint-Ulric me plaît beaucoup. J’irais bien m’étendre sur l’une des tables de Francine Rémillard pour me payer, de temps à autre, un massage aux pierres chaudes. Que ce doit être réconfortant de sentir un peu partout sur soi cette forme douce d’énergie! Je m’endormirais sûrement, tellement je me sentirais détendue.

Quant au tarot zen, je ne dirais pas non, vu qu’il n’en est pas un de prédiction. Ce que j’apprécie beaucoup, étant donné le nombre de personnes qui se disent voyantes et qui, plus souvent qu’autrement, ne le sont pas du tout et font plutôt de l’argent vite fait sur le dos des autres en profitant de leurs moments de faiblesse, de désarroi et d’anxiété. Des voyants, il en pleut sur Internet! J’ai même reçu, à plusieurs reprises, des courriels d’un «voyant» à qui je n’avais jamais fait appel, mais qui savait mon nom et ma date de naissance! Bien que je ne lisais pas ces courriels et les supprimais, il renchérissait, jusqu’à ce que j’apprenne enfin comment bloquer des courriels indésirables. On m’a prédit, quand j’étais beaucoup plus jeune et crédule, des évènements dont très peu se sont réalisés tels qu’on me les avait décrits. Je n’apprécie pas, mais là pas du tout, quand on s’immisce dans ma vie et joue avec ma tête.

J’ai été, suis et serai toujours l’enfant de la terre, du ciel, de la montagne et de la mer gaspésienne, sur le bord de laquelle j’ai vécu quelques années avec Serge et Fanny. (Photo Johanne Fournier)

J’ai été, suis et serai toujours l’enfant de la terre, du ciel, de la montagne et de la mer gaspésienne, sur le bord de laquelle j’ai vécu quelques années avec Serge et Fanny. (Photo Johanne Fournier)

La numérologie, cette science ancienne, pourquoi pas? Je suis curieuse de nature et ne doute pas un instant que les lettres et les chiffres sont des idées, donc des formes d’énergie. On les utilise d’ailleurs tous les jours dans presque tous les domaines et leurs effets sont incalculables. Ils sont parfois bénéfiques, parfois nocifs. Ainsi va la nature humaine.

Quelle belle réalisation que celle de Nadine Turcotte et de l’Accorderie. Quel sens du partage et de l’entraide! J’en pense tout autant du programme de soutien à la municipalité amie des aînés. Tout cela me laisse à penser qu’on ne vit pas seulement dans un monde très dur, qu’il y a encore un peu partout des haltes ainsi que des réserves de douceur et de tendresse. Heureusement, on en trouve même à Montréal, mais pas encore assez, tellement les besoins sont immenses et criants. Il n’y a qu’à marcher sur la rue pour le constater.

Il va de soi que je suis tout à fait pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre. Tout ce qui est entrepris dans ce sens-là m’apparaît être une nécessité on ne peut plus urgente. Certains disent qu’il est probablement trop tard. De grands scientifiques se réunissent et s’interrogent, certains d’entre eux se demandant si nous n’avons pas franchi un point de non-retour. Quoi qu’il en soit, on ne peut tout simplement pas baisser les bras et désespérer. Il en va de la suite du monde. Tout effort fait pour améliorer la qualité de la vie est louable. Seulement de penser à ces îles et à ces continents de plastique dans les océans me rend littéralement malade. Les scientifiques n’ont encore trouvé aucun moyen de les détruire sans danger, car ces continents se fragmenteraient et leurs milliards de fragments infimes se répandraient partout dans les océans et dans la chaîne alimentaire, ce qui rendrait la situation encore plus catastrophique.

C’est la biologiste Évelyne Daigle qui a répondu à ma question. Je lui ai demandé: «Quelles sont, présentement, les possibilités de détruire ces continents?» J’étais allée au Jardin botanique de Montréal en compagnie de mon amie Lise. Plus précisément, nous étions assises, ce jour-là, dans les gradins du Biodôme ou dans une autre section du Jardin botanique – il y a un petit flou dans mon souvenir. Nous étions donc là avec quelques autres personnes de tous âges en communication satellite avec cette biologiste qui était de l’équipage du Sedna et qu’on voyait clairement sur l’écran, debout sur le pont du bateau. Sa réponse m’a à la fois instruite et sidérée. Je me suis dit qu’il y avait encore du chemin à faire avant que la solution ne soit enfin trouvée, à moins d’un éclair de génie de la part d’un scientifique. Espérons seulement que ce sera pour très bientôt! Il y a déjà plein d’animaux marins, dont des centaines d’oiseaux, qui meurent de faim sur les rivages. Ils ne peuvent plus manger, leur estomac étant bourré de matières plastiques qu’ils sont incapables de digérer, sans parler de la cartographie des fonds marins de l’Arctique pour le passage de bateaux et de cargos de plus en plus gros, des glaciers, des glaces et des icebergs qui fondent à vue d’œil. J’y reviendrai une autre fois.

Quant à l’implantation de parcs éoliens, je pense qu’il en faut de plus en plus, même si je sais que ce sujet ne fait pas partout l’unanimité. Certains disent qu’ils défigurent le paysage et font du bruit. Depuis que je suis déménagée sur la rue où j’habite depuis octobre 2010, je préférerais de beaucoup voir l’implantation de quelques éoliennes, plutôt que la construction de condos. Cela n’en finit plus. Il y en a partout en ville.

Le projet Platopolis, on s’en passerait sur ma rue auparavant très belle, paisible et bordée d’arbres. Depuis plusieurs années, nous endurons, mes voisins et moi, le bruit des marteaux piqueurs, des grandes foreuses trouant la pierre à journée longue pour creuser les fondations, sans parler de tout le reste de la machinerie lourde. C’est au point où, durant le printemps et l’été, si ma fenêtre donnant sur le chantier est ouverte, je dois mettre des bouchons d’oreilles. Pas besoin de cadran pour me réveiller; à sept heures tapant, je le suis.

Là où, auparavant, se déployaient un grand espace, un terrain vague reposant pour les yeux, quatre ou cinq grosses roches, de la terre, du ciel, des nuages, des levers de soleil, quelques flaques d’eau quand il pleuvait et, l’hiver, un petit étang glacé donnant envie de chausser ses patins, je vois maintenant d’affreux condos. Ce serait tellement plus joli et plus aéré si c’était seulement quelques éoliennes. Certains disent qu’elles sont bruyantes, mais elles ne le sont certainement pas autant que les bruits infernaux de ce chantier nous empoisonnant l’existence en nous enfonçant dans les oreilles je ne sais combien de décibels! Au plus fort du bruit, si on n’a pas de bouchons d’oreilles, la nervosité, la fatigue et les migraines sont garanties!

Depuis quelques mois, de ce côté-là de la rue, les arbres sont beaucoup moins en santé. Ils s’étiolent et perdent vite leurs feuilles. Dans le plus gros du bruit, même les oiseaux fuient. Comment pourraient-ils s’entendre chanter les uns les autres? Les condos, je déteste! Voilà! C’est dit. Ce grand espace libre faisant ma joie n’existe plus depuis l’été.

Il y a des jours où je dois m’empêcher de regarder ces appartements de malheur. Je me sens en prison, pour ne pas dire emmurée dans la ville. Je ne vois plus le soleil se lever à l’aube, au-dessus de l’horizon. Que des hauts murs gris! Alors oui, je rêve de pierres chaudes, de galets, de coquillages, de la mer et d’éoliennes! Depuis des années, je vis dans une métropole, je sais. Mais laissez-moi vous dire que si j’avais le choix et les moyens, j’en sortirais plus souvent qu’autrement. J’en sortirais même pour de bon!

Irécemment, je me suis rendue au « Landart » de Mont-Saint-Hilaire en compagnie de mon amie Suzanne, où j’ai revu le sculpteur André Lapointe, qui participait à l’évènement dans les vergers qui, autrefois, ont appartenu en très grande partie à mon grand-père maternel, Albert Blain. Puis, Suzanne et moi nous sommes rendues à la Maison amérindienne, où nous avons été chaleureusement accueillies, pour ressentir, une fois de plus, combien j’ai été, suis et serai toujours l’enfant de la terre, du ciel, de la montagne et de la mer gaspésienne, sur le bord de laquelle j’ai vécu quelques années avec Serge et Fanny.

D’ailleurs, j’ai appris par mon amie Dada, généalogiste de père en fille, que mes ancêtres sont nombreux à avoir vécu à l’Île-aux-Grues et l’Île-aux-Oies. Pas surprenant qu’à l’âge de 19 ou 20 ans, au hasard de mes vagabondages, je me sois retrouvée à l’intérieur du bar Le Bateau ivre et, du coup, du poème de Rimbaud, à prendre un verre en compagnie de vieux amis de Québec et de l’île d’Orléans, amis du temps de la Bohême, dont, entre autres, le peintre et conteur de légendes Georges Saint-Pierre. Intuitivement, j’avais remonté le fleuve du temps. Si je me souviens bien, Le Bateau ivre est une goélette échouée qui a été aménagée en bar. Il existe toujours aujourd’hui.

 

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