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Pourquoi jetons-nous nos déchets par terre?

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par David Lefebvre

Une simple visite lors d’une ballade aux chutes à Ti-Mé m’a permis de constater que, pour plusieurs, jeter ses déchets par terre n’avait aucune importance. En effet, nous avons trouvé ce site enchanteur de notre région, jonché de déchets de toutes sortes: cannettes, bouteille d’eau, sacs de plastique, journaux, mégots de cigarette, mouchoirs, etc. Que comprendre de ce phénomène ? Il y a clairement une déresponsabilisation de la part des promeneurs qui fréquentent le site. Est-ce parce qu’il y a déjà de nombreux déchets et que celui-ci se dit, « le mien ne comptera pas, un déchet de plus, un déchet de moins, quelle différence est-ce que ça fait ? » Comment comprendre aussi que le lieu ait cette allure alors qu’il y a une poubelle à l’entrée de celui-ci pour accommoder ceux qui le fréquentent?

Ou encore serait-ce un effet de génération? Resterait-il une portion de la population qui reste insensible et inconsciente du problème de la pollution? Ou est-ce que ce serait les jeunes qui s’y rassemblent, y font la fête loin du regard des adultes, alors qu’ils devraient être sensibilisés par l’école, la famille, par l’actualité locale et planétaire à la dégradation constante de nos environnements naturels par la pollution de l’air, de l’eau et de la quantité de déchets que nous produisons?

Il y a cette règle dans le monde du camping sauvage : tout campeur devrait laisser le lieu encore plus propre qu’il ne l’a trouvé. Si pendant mon séjour en forêt, je trouve une attache à pain qui traîne ou tout autre déchet qu’un campeur aurait échappé ou laissé là par inadvertance, c’est mon devoir de ramasser ce déchet ainsi que tous ceux que je produis, afin de ne laisser aucune trace de mon passage dans cet environnement parfois fragile. Laisser traîner un déchet peut en effet affecter la santé de la flore, de la faune et des cours d’eau du milieu naturel dans lequel je me trouve et ce pendant des siècles : « 450! Ce nombre représente en années le temps nécessaire à la décomposition d’un sac de plastique dans la nature. Un chiffre dérisoire si on le compare à une simple pile qui, elle, met près de 8000 ans à se décomposer…» (Un article de Tuco Énergie, https://www.tucoenergie.fr/ne-devez-jeter-vos-dechets-terre/)

Toujours est-il que le lendemain de cette découverte, je suis retourné sur les lieux avec mes enfants munis de gros sacs noirs et de gants. Nous avons rempli un sac avec les vidanges laissés par les visiteurs du lieu.

Combattre la pollution est l’affaire de tous. C’est une responsabilité qui, si de plus en plus de citoyens la prennent, peut réellement faire une différence sur la santé de notre environnement immédiat et le sort de notre planète.

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