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La dévitalisation de Saint-Ulric a commencé lentement, mais peut bien aller sûrement

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par Pierre-W. Boudreault

Si dans les années 1970 la Gaspésie a connu la dignité lors de la dévitalisation puis la fermeture de villages, c’est parce que des citoyens se sont levés et ont refusé les décisions prises soi-disant en «hauts lieux», soit à Québec et à Ottawa, pour leur soi-disant bien-être collectif. On incitait les résidents à s’installer en «ville».

Aujourd’hui, qui a bien compris la leçon? Ce sont les «hauts lieux» qui cette fois-ci se trouvent à Lévis. Parce que Desjardins «rationalise» en fermant des points de service et, plus insidieusement, en finançant et, mieux encore, en «donnant» des «aides» pécuniaires aux organismes régionaux et locaux, Desjardins s’assure de cette façon qu’il ne pourra pas recevoir de critiques.

Pas de critiques des élus locaux et régionaux. Pas de tribunes publiques dans les journaux qui, faut-il le rappeler, «bénéficient» des «aides» financières à leur production. Qui osera mordre la main qui le nourrit?

L’affaire de la «vente» de l’immeuble de la Caisse de Saint-Ulric témoigne, s’il le fallait encore, du peu d’intérêts que Desjardins, après le départ du valeureux M. Claude Béland, accorde au développement et à la vitalisation des villages. Bien sûr qu’une génération de cotisants-membres est en train de disparaître et qu’il faut un vent nouveau. Bien sûr qu’on allèguera toutes sortes d’arguties pour «justifier» la fermeture des services et du nombre, la technologie a le dos bien large.

Je demande, par cette lettre ouverte, que des démarches sérieuses et efficaces soient enclenchées pour qu’une banque vienne prendre place à Saint-Ulric. Dans le sillage d’un retour visiblement observable de citoyens et de citoyennes dans nos magnifiques villages, un vent nouveau souffle qui fait en sorte que la démographie actuelle exige des services de proximité que manifestement Desjardins ne s’acquitte désormais plus du tout. Des banques commerciales ont flairé la bonne affaire et on constate de plus en plus de banques qui offrent les services anciennement occupés par les héritiers d’Alphonse Desjardins.

30J’implore le maire actuel, soit M. Pierre Lagacé, de prendre le bâton du pèlerin pour réagir à ce qui, insensiblement, mais réellement, ressemble être un processus insidieux de dévitalisation.

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