Août 2013Info-Organismes

Scandale dans la famille: une pièce adaptée à la région et jouée par des jeunes de chez nous

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Textes et photos Johanne Fournier

Le Théâtre du Vieux Garage de Saint-Ulric a accueilli un total d’environ 330 spectateurs lors des quatre représentations, présentées à la fin juin, de la troupe Une petite gêne sur scène. Onze jeunes comédiens amateurs ont joué avec brio la pièce Scandale dans la famille, dans une brillante adaptation du metteur en scène du théâtre ulricois, François Larocque, de la pièce It Runs in the Family, écrite par un maître de la comédie vaudevillesque anglaise, Ray Coony.

«Cette année, les jeunes ont choisi une comédie de mœurs et de situation: histoires de couples infidèles, mensonges, cachotteries, quiproquos, tout y est, décrit le metteur en scène et directeur du théâtre, François Larocque. Mais encore une fois, la pièce était trop longue et en anglais. Je l’ai adaptée en respectant un certain nombre de contraintes: environ 90 minutes maximum, distribution avec deux garçons et neuf filles (ce qui supposait de changer un peu les intrigues amoureuses) et parler québécois (il y a bien une version française, mais il n’y a rien de pire qu’une pièce écrite en français de France mal prononcée par des Québécois)! Ce fut un trop long travail qui a retardé les répétitions.»

Celui-ci rappelle qu’une production comprenant autant de personnages n’a pas été facile, tout en devant composer avec la disponibilité de chacun et une motivation parfois inégale. Mais au bout d’un certain nombre de sacrifices, les onze adolescents étaient fiers du travail accompli.

Le résultat en valait l’effort puisque l’auditoire s’est littéralement bidonné tout au long du spectacle et permettant de mettre en lumière le travail, mais surtout le talent des membres de la troupe ainsi que l’intelligence des textes de François Larocque, drôles du début à la fin et truffés de clins d’oeil puisés à même l’actualité québécoise.

L’histoire

La pièce raconte l’histoire d’un éminent microchirurgien, Pierre Joffrion (Tommy Simoneau), qui se prépare à prononcer la plus importante conférence de sa carrière devant 300 confrères venus du monde entier et devant de hauts dignitaires du gouvernement. L’établissement où il œuvre, l’hôpital de Matane, attend d’importantes subventions et la directrice, Mme Bossière (Maude Lambert), exerce de la pression sur le Dr Joffrion afin qu’il offre une performance exceptionnelle.

Mais voilà qu’une ancienne maîtresse, Sophie Cauchon (Laury Marcheterre), se pointe après 18 ans pour lui annoncer qu’il est le père de sa fille. Révoltée, Nanette (Ariane Desrosiers) cherche ce père inconnu.

La situation devient alors prétexte à un enchaînement de mensonges. Le Dr Joffrion cherche à cacher la nouvelle à sa femme Hélène (Alicia Deschênes), tout autant qu’à ses collègues, les médecins Hubert Joly (Jérémy Santerre) et Luce Martin (Anaïs Larocque) ainsi qu’à l’infirmière en chef, Maryse Dubois (Juliette Lambert) et à la jeune et mignonne infirmière, Mlle Brillant (Alexandra Bérubé), qui porte bien mal son nom.

Tout ce tohu-bohu se déroule avec l’entrée en scène d’une policière peu sympathique, Matricule 747 (Frédérique Charest-Bourassa), qui cherche à appréhender Nanette pour certains délits. D’autres personnages ajoutent à l’action: une vieille patiente confuse, Louise Jean (Lysandre Larocque), qui a une propension à brouiller les cartes et la mère d’Hubert (Alexandra Bérubé), qui fabule à l’idée de devenir grand-mère.

Dans une mise en scène réglée au quart de tour, on entre, on sort, on court, on claque les portes, on marche fort, on s’agite et on piaffe pendant une heure et demie pendant que, dans un véritable délire, les rires fusent de part et d’autre dans la salle. Bien que les jeunes acteurs étaient tous talentueux, la prestation de Tommy Simoneau était tout à fait remarquable.

La production a été précédée par de courts-métrages vidéo, plutôt drôles, réalisés par les membres de la troupe.

Charles Desrosiers est honoré

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