Par l’Association forestière bas-laurentienne
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L’Association forestière bas-laurentienne est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’éduquer les jeunes et sensibiliser la population à l’importance de la forêt. Nous offrons un service d’animation d’ateliers sur la forêt dans les écoles, les camps de jour, lors d’activités grand public et pour divers évènements. Contactez-nous pour planifier une activité dans votre école ou votre municipalité : www.afbl.info
La coulée de la sève d’érable
La sève sucrée et si précieuse provenant des érables à sucre et des érables rouges a tout un parcours avant d’arriver à la chaudière !
D’abord, durant l’été, l’érable entame un processus de photosynthèse grâce à ses feuilles et produit du sucre, qui est utilisé pour sa croissance et sa respiration cellulaire. À l’automne, il emmagasine ce sucre dans son tronc et ses racines sous forme de réserves d’amidon. L’hiver venu, avec les températures très froides, l’érable tombe en dormance et la sève cesse de circuler dans ses tissus vasculaires. Lorsque le dégel arrive au printemps, les réserves d’amidon se transforment en sucre et se mélangent à l’eau absorbée par les racines de l’arbre, produisant ainsi une sève au goût légèrement sucré. Cette sève spéciale circule dans l’arbre pendant une période de six à huit semaines, dès le mois de mars, apportant l’énergie nécessaire aux branches pour la production des bourgeons.
À ce moment, les écarts de température entre la nuit et le jour stimulent le phénomène de la coulée de l’eau d’érable. En effet, la nuit, lorsque la température de l’air est sous 0 °C (idéalement autour de -5 °C), le bois de l’arbre se contracte et une succion se produit. L’eau d’érable monte alors à l’intérieur de l’arbre pour rejoindre son sommet, notamment lorsque les branches les plus exposées au froid gèlent. Lorsque le jour arrive et que la température dépasse 0 °C (environ 5 °C), le bois de l’érable prend de l’expansion : il se dilate. La sève est alors emprisonnée dans les tissus vasculaires et subit une forte pression. Elle redescend donc vers le tronc, ce qui provoque la coulée de l’érable. En entaillant les érables, on crée une diminution de cette pression, permettant à la sève de s’écouler par de petits trous.
Au grand bonheur des acériculteurs et acéricultrices, cette sève récoltée est ensuite transformée en différents produits qui ravissent les papilles de tous !














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