Par Danielle Ross
Quand je visite mon épicerie du village… si importante pour la vitalité du village…
J’aime marcher dans le village et me rappeler mon enfance.
Quand j’étais toute petite, il y avait un beau grand jeune homme qui conduisait un camion plein de nourriture et qui passait par les maisons… viandes, légumes, fruits.
C’était Gaétan Dubé.
Nos mères montaient dans le camion et disaient : « Je veux ceci, je veux cela… »
Plus tard, il y a 55 ans, Gaétan, avec son épouse Jeannine Ross, a ouvert une petite épicerie qui a grandi, et grandi encore. Elle est toujours là, au même endroit. Offrant de tout ce qu’une grande épicerie peut offrir. Même une SAQ. Plus tard, les enfants ont pris la relève. Nathalie et Raynald y sont toujours.
Je réfléchissais cette semaine en allant acheter un morceau de bœuf, la meilleure viande qui soit, coupée toute fraîche, comme nous étions privilégiés d’avoir cette belle épicerie au cœur du village.
Je passais dans les allées et je me disais : « Ici, on trouve tout ce dont on a besoin. » Souvent, nous croyons que nous économisons en allant dans une grande surface, mais l’essence est bien chère pour faire le voyage.

C’est un lieu rassembleur.
Un lieu où les personnes plus âgées et aussi les plus jeunes font leur épicerie ;
Un lieu où les enfants peuvent acheter des bonbons après l’école ;
Un lieu où l’on peut trouver un pain chaud, des légumes, des mets préparés (wow la sauce à spaghetti) ;
Un lieu où l’on rencontre des amis qui te jasent.
Je vous le dis… il y a de tout, et on peut demander aussi.

Et tous ces « Bonjour ! » quand on arrive.
Et tous ces « Au Revoir ! » quand on repart.
En plus, le Marché Dubé emploie 20 personnes à temps plein et temps partiel. C’est un atout pour la communauté. Le village a perdu beaucoup depuis quelques années… La Caisse Pop en exemple, le secondaire. Peut-être un jour l’église.

Soyons solidaires. La Solidarité peut faire des miracles.
Je le serai plus moi aussi.
- Petite note rigolote. Quand Gaétan Dubé avait son camion, il était entré dans la maison avec la commande de maman. Deux petits garçons dont je tairai le nom, car ils sont maintenant de presque vieux messieurs, avaient « emprunté » deux bananes. En sortant de la maison, Gaétan les a vus. Il n’a rien dit. Il a regardé maman et lui a fait un clin d’œil.
C’est tout joli.
… Et ça n’arrêtera pas de bien aller… comme dirait notre ami Gaétan Dubé…















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