Communiqué du groupe Uni-Vert
Par Guy Ahier
Matane, 8 janvier 2026
Uni-Vert est intervenu en protection du littoral de la Matanie à Baie-des-Sables et Saint-Ulric.
Le groupe environnemental Uni-Vert de la Matanie est intervenu en protection du littoral sur le territoire de la Matanie. Uni-Vert a ainsi travaillé durant le printemps et l’été 2025, le long du littoral de l’ouest et de l’est de Saint-Ulric ainsi que sur le littoral à l’est de Baie-des-Sables.
Des plantations d’élymes-des-sables ainsi que d’autres plantes de bord de mer ont été effectuées sur la plage dans les secteurs identifiés jugés nécessaires et des rosiers sauvages ont été plantés sur les talus des propriétaires riverains participants et dans des secteurs publics.

Faisant suite aux interventions de 2024 à Saint-Ulric, Uni-Vert a à nouveau diversifié son offre de plants de bord de mer, en 2025, en ajoutant aux élymes-des-sables, une certaine quantité de mertensies et d’ammophiles. Ces plants de bord de mer augmentent la biodiversité que l’on retrouve en haut de plage. Ces interventions permettent la protection des habitats littoraux et la stabilisation des berges avec des techniques de génie végétal pour restaurer des habitats côtiers perturbés.
Plus spécifiquement pour les interventions à Saint-Ulric, elles ont eu lieu cette année principalement à l’est de Saint-Ulric, sur la plage longeant la route 132 entre Matane et Saint-Ulric et dans le secteur de Pointe-au-Naufrage.

Le coordonnateur du projet, Guy Ahier, indique que les interventions réalisées sur le terrain ont atteint les objectifs de stabilisation et de protection du littoral. Comme en 2024, les secteurs d’intervention se prêtaient aisément à l’utilisation des techniques de génie végétal choisies, car ils avaient conservé leur cachet naturel et on n’y retrouvait pas d’enrochement, mentionne aussi Guy Ahier.
Une plantation d’arbustes et de graminées couvrant une superficie de 735 mètres², sur une étendue linéaire de 545 mètres répartis quasi moitié-moitié entre Saint-Ulric et Baie-des-Sables a ainsi permis de restaurer les secteurs préidentifiés. Pour ce faire, l’équipe d’Uni-Vert a planté près de 6 850 élymes-des-sables, 210 ammophiles, 350 livèches écossaises ainsi que de la mertensie et de l’iris à pétales aigus dans des secteurs dénudés ou à regarnir, et près de 300 rosiers sauvages de bonne dimension, en protection sur les talus ; la combinaison des rosiers sauvages en haut de pente, complétée par les plantations d’élymes-des-sables et certaines autres plantes sur la plage permettant une meilleure protection naturelle du littoral.
« Par leurs racines, nos rosiers sauvages en bord de talus et nos élymes-des-sables et ammophiles stabilisent les bords de plages, et continuent leur croissance, comme le démontrent les suivis. À la suite de ceux-ci, il a été constaté que nos élymes plantées à compter du 20 mai se sont maintenues, alors que pour les rosiers, une perte mineure de 3 % a été constatée due à la sécheresse importante de cet été », mentionne Guy Ahier, coordonnateur du projet : « Protection du Littoral de Baie-des-Sables et Sait-Ulric ».
Depuis des années, Uni-Vert favorise des méthodes naturelles et non artificielles de revégétalisation de la plage et de la côte. Guy Ahier indique d’ailleurs qu’Uni-Vert Matanie est disponible à s’impliquer avec ses méthodes lors de futurs travaux qui devraient se réaliser le long du littoral de la MRC de la Matanie.
Le projet « Protection du littoral de Baie-des-Sables et Saint-Ulric » a été réalisé en partenariat avec la MRC de la Matanie dans le cadre du fonds de soutien à la vitalisation et à la coopération intermunicipale » Uni-Vert a également obtenu le soutien financier d’Emploi d’Été Canada. Trois emplois ont ainsi été créés pour intervenir sur le littoral.
Voici des conseils relatifs aux travaux possibles par les citoyens et à la protection de berge :
Nous rappelons pour les riverains qui veulent protéger leur bord de berge en voulant planter des espèces en bord de mer de privilégier des espèces supportant l’embrun marin et offrant des systèmes racinaires solides comme les rosiers sauvages sur les bords de talus ou encore les élymes-des-sables sur les plages. Pour augmenter la biodiversité, on peut également planter d’autres espèces de bord de mer, par exemple des ammophiles (qui ressemblent à l’élyme), la gesse maritime (aussi surnommée Poids de Mer) et les mertensies qui ont une teinte bleutée.
Cela permet d’arrêter l’érosion côtière, car les racines stabilisent les talus, retiennent le substrat, et le sable sur la plage.
Si vous possédez des rosiers sauvages en croissance sur votre terrain, il est important de ne pas tondre les rosiers plantés au bord du talus face au fleuve, car ils contribuent par leurs racines à stabiliser la berge. D’ailleurs, il est recommandé de laisser un espace en friche devant la ligne de talus pour protéger les berges et réduire le décrochement de sédiments. S’il n’y a pas d’arbustes stabilisateurs de berges comme le rosier devant le talus, on suggère de laisser un 3 mètres en friche (donc non tondu).
Comme le bois de mer aide à conserver le sable de plage, s’il recouvre les élymes, on peut le dégager, mais il faut le laisser sur la plage.
Pour ce qui est de l’utilité de l’élyme-des-sables relativement à l’érosion c’est par ses nombreuses racines formant un réseau sous la plage qui fixe le sable et contribue à le conserver en place. Plus, il y a de sable sur la plage, plus le talus est protégé de l’érosion des fortes marées.
Le rosier sauvage, pour sa part, tient par ses racines le bord du talus et de surcroit, embellit le paysage et constitue un apport environnemental pour la faune ailée et les insectes. Il a l’avantage de supporter l’embrun marin et de pouvoir être planté dans des milieux difficiles plus rocailleux.
Il faut éviter de jeter des rebuts et branches mortes sur la plage qui nuisent à la croissance des plantations de bord de mer.
Il ne faut pas circuler en 4 roues sur la plage. Cela peut aussi contribuer à écraser des plants de bords de mer.
Il faut éviter de piétiner les plantations.
Si vous voulez investir dans des travaux de protection de berges, il est préférable d’éviter les enrochements qui peuvent créer plus de problèmes à chaque extrémité, par exemple par l’effet de bout d’enrochement qui fait que les marées fortes érodent ces extrémités de façon intensive.
Sur le bord de leur talus, les citoyens peuvent par eux même planter des rosiers sauvages (rosa rugosa) ou des églantiers (rosa blanda) dans le bord de leur talus. Un peu plus éloigné du bord de berges, certaines espèces de saules qui supportent l’embrun marin, soit en boutures ou provenant de cassettes peuvent aussi être plantées pour aider à la stabilisation.
Des pépiniéristes se spécialisent au Bas-St-Laurent dans la vente d’élymes-des-sables en quantité et aussi d’autres espèces de bord de mer et il y en a qui offrent du saule.
N’hésitez pas à vous impliquer pour protéger les berges de l’érosion et améliorer l’aspect visuel de votre littoral.















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